Courir derrière le bonheur...

Avec Nelly Folliot (Shratzia), Edwige Loubières (Tsitskèva), Céline Pautrizel (Lishtenstein), Hélène Juillard (Professeur Kipernaï), Lise Malagnoux (Rosenzweig), Sébastien Faivre (Latshek), Christophe Lavaud (Baragontsélé) et Frédéric Gabriel (Rashèss).
Une pièce de Hanokh Levin
Mise en scène de Guillaume Malagnoux

Prochaines représentations

A découvrir bientôt :

Blanquefort (septembre), Saucats (octobre), Villefranche de Lonchat (Novembre), Mérignac et Cenon (décembre)…

Dates à confirmer

Funérailles d'hiver

 

Une vieille femme meurt la veille du mariage de sa jeune nièce. L’usage et la bienséance voudraient que la cérémonie du mariage soit respectueusement reportée.

Mais si toute la famille prend la fuite pour ne pas entendre la mauvaise nouvelle… ?

Ainsi cousine, cousin et beaux-parents préfèrent courir loin devant le neveu orphelin.
Restants sourds à ses lamentations, les mains fermement rivées sur leurs oreilles, fuyant rageusement la mauvaise nouvelle.

De l’appartement à la plage, en passant par… l‘Himalaya, tous s’acharnent à tenir à distance le cousin endeuillé agitant son faire-part de décès, mais celui-ci s’accroche, coûte que coûte…

Entre l’enterrement et le mariage leur choix est fait et c’est leur bonheur qu’ils veulent préserver.
Quoi qu’il leur en coûtera… ce mariage aura lieu.

Une comédie (très) grinçante

Funérailles d’hiver nous emmène à un rythme effréné dans une farce burlesque et cauchemardesque.

D’abord très concrètes, les situations s’échappent d’une réalité insurmontable, pour se réfugier dans un univers féérique où l’on peut voler dans les nuages et papoter avec la mort.

Les personnages, monstres d’égoïsmes, s’envolent dans cet univers décalé, poussés par leurs intérêts personnels, leur méchanceté, leur obstination.

A l’instar de l’espoir et de la douce naïveté de Peter Pan s’évadant dans un monde mirifique, c’est ici l’aveuglement et la bêtise qui font voyager nos protagonistes dans un monde absurde. Mais dans chaque histoire, la réalité nous rattrape. On ne peut rester ailleurs éternellement, il faut un jour ou l’autre affronter la réalité de notre monde.

Un voyage partagé entre acteurs et spectateurs, les pieds dans le sable, dans la neige… la tête dans les nuages, un voyage dans les tréfonds de l’absurdité humaine entravée dans sa quête du bonheur absolu.